Allongement à 10 semaines de la protection de la salariée de retour de congé maternité

Allongement à 10 semaines de la protection de la salariée de retour de congé maternité

La loi Macron (L. no 2016-1088 du 8 août 2016) a été fortement contestée par les salariés. Nombreuses grèves et manifestations ont fleuri au printemps 2016 pour contester les nouvelles règles applicables en matière de travail dominical et de droits soumis à la négociation collective. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que, contrairement à l’image qui en a été donnée, cette loi a également amélioré certains droits des salariés. Ainsi en est-il de la période de protection de la salariée contre le licenciement à son retour de congé maternité.

Allongement à 10 semaines de la période de protection suite au congé maternité 

Jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi Macron du 8 août 2016, l’employeur avait l’interdiction de licencier une salariée de retour de congé maternité pendant une période de 4 semaines, à l’issue de ce congé maternité. Avec la loi nouvelle, cette période de protection a été allongée à 10 semaines.

La salariée de retour de congé maternité se trouve donc mieux protégée qu’auparavant. On ne peut que saluer cette modification légale, quant on sait à quel point le retour en entreprise d’une jeune mère de famille peut s’avérer difficile. En allongeant la période de protection contre le licenciement, le législateur assure à la salariée de retour de congé maternité une tranquillité d’esprit sur une période de 2 mois et demi avec l’assurance de ne pas perdre son emploi. Cela permet donc à la salariée d’avoir plus de temps pour retrouver ses marques au sein de l’entreprise et concilier sa vie professionnelle et familiale, ce qui exige souvent de nombreux ajustements.

La période de protection est d’autant plus longue qu’elle ne doit être décomptée qu’une fois terminés les congés payés et/ou d’un congé parental pris en suite du congé maternité.

La protection de la salariée de retour de congé maternité n’est cependant pas absolue. En effet, l’employeur reste autorisé à prononcer un licenciement en cas de faute grave, et a fortiori de faute lourde de la salariée concernée.

 

 

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